1er chapitre "Guide Familial des Elixirs Floraux"

1er chapitre

« Guide familial des élixirs floraux »

Se soigner naturellement par les plantes

Ronald Mary

Philippe Ménéchi

Editions Sully

 

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http://www.santenature.fr/guide-familial-elixirs-floraux-p-189.html

 

 

  

Sommaire

Introduction                                                                     

1. Une nouvelle médecine pour le 3e millénaire                             

Les précurseurs de la médecine vibratoire                                       

Edward Bach, le fondateur                                                  

Les recherches actuelles                                                           

Les modes d’action des élixirs floraux  selon la tradition                   

Hypothèses et questionnements scientifiques                             

2. Guide d’utilisation                                                           

Préparation et mode d’utilisation des élixirs floraux                   

Quel élixir choisir ?                                                            

Répertoire des élixirs floraux de Abricot à Zinnia                    

Répertoire des complexes d’élixirs floraux                                        

Répertoire des indications de Abstinence à Yeux                    

Adresses utiles                                                             

Bibliographie                                                                     

 

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Introduction

« Puisqu'il le faut
entraînons-nous à mourir
à l'ombre des fleurs »
Kobayashi Issa

(Haiku, Poésie/Gallimard)

 

La beauté du monde se révèle à ceux qui désirent la voir chantent les poètes et disent les sages. La science moderne apporte chaque jour des preuves supplémentaires de l’influence de ce regard sur notre santé. L’immunité du corps est conditionnée par les fluctuations de ce regard : les gens heureux ne sont pas malades. Et de ce point de vue, les élixirs floraux se présentent comme des transformateurs du regard que l’on pose sur le monde. Comme vous le découvrirez au fil des pages de ce livre, les élixirs de fleurs nous offrent, à l’aube du troisième millénaire, une nouvelle gamme de remèdes. Non plus de ceux qui traitent chimiquement la chimie du corps, mais de ceux qui traitent subtilement les subtilités vivantes du corps. Par leur conception totalement originale, ils montrent qu’une médecine naturelle peut être porteuse de vibrations délicates.

 

Tous les êtres humains, et depuis fort longtemps, eurent des élans vers les fleurs. Partout, elles symbolisent le principe passif, féminin, coupe réceptacle de l’activité céleste. Dans notre culture, Saint Jean de la Croix fait de la fleur l’image des vertus de l’âme, et du bouquet celle de la perfection spirituelle. Pour le taoïsme, la fleur évoque l’accession à l’état spirituel : la floraison est alors la manifestation d’une alchimie intérieure, de l’union de l’essence et du souffle, de l’eau et du feu. La fleur épanouie, identique à l’élixir de vie, marque le retour au centre, à l’unité, à l’état primordial. L’arrangement floral japonais, appelé Ikebana, considère la fleur comme le modèle du développement de la « manifestation », de l’art spontané parfait. Le bouquet devient symbole du cycle de la vie, et de son caractère éphémère. L’arrangement lui-même s’effectue selon un schéma précis : le rameau supérieur regarde le Ciel, le rameau médian évoque l’Homme et le rameau inférieur s’accroche à la Terre.

Chez les Aztèques, les fleurs manifestaient la diversité de l’univers, la profusion et la noblesse des dons divins, leur multiplicité exprimant les différentes phases des relations entre les hommes et les dieux. Pour la mythologie grecque, la fleur représente l’âme, et sa couleur les diversités du caractère humain : le jaune pour les types solaires, le rouge pour les sanguins, le bleu pour les rêveurs...

 

Chaque fleur fut un jour investie de sens.

 

En Asie, le Lotus qui croît dans la boue, souillure du monde, sait aussi s’épanouir à l’air libre, s’élancer vers le ciel et, par sa forme proche de l’anatomie féminine, évoquer aux hommes l’idée de naissance, de prospérité et de pureté. En Occident, le pendant du Lotus est la Rose, proches toutes deux du symbolisme de la roue. Son aspect le plus général est celui de la vie, issue des eaux primordiales au-dessus desquelles elle s’élève et s’épanouit. Elle est l’ âme, le cœur, mais aussi la coupe qui recueille le sang du Christ, montrant par là-même la noblesse de son rang. L’Anémone en revanche, représente la simplicité, l’ouverture de l’ âme aux influences spirituelles. Mais elle peut aussi être la beauté offerte et précaire, forte comme sa couleur et fragile comme un corps sans âme. L’Orchidée, symbole de fécondité, représente la perfection et la pureté spirituelle... Ces exemples ne sont pas exhaustifs. On peut alors comprendre pourquoi, à la suite de Paracelse ou de Rudolf Steiner, Edward Bach se tourna vers les fleurs quand il cherchait son remède universel. D’instinct, il comprit qu’elles portaient en elles les principes de vie dont l’homme moderne, malade de ses propres excès, a le plus grand besoin.

 

Certes, pour appréhender le « fonctionnement » des élixirs floraux, beaucoup ont cherché, disséqué, dissout, espérant trouver une réponse dans les composants de la matière. Mais les fleurs gardent leurs secrets. Continuant l’œuvre commencée par Hahnemann et l’Homéopathie, ou Goethe et son travail sur les plantes, Edward Bach synthétisa des intuitions, des suppositions et de « déraisonnables » espoirs. Déraisonnables pour son époque, mais pas vains. Car la science de pointe défriche aujourd’hui un terrain qui semble bien donner raison à tous ces rêveurs dont, paradoxalement, la modernité s’affirme d’année en année. Grâce aux expérimentations diverses et variées en physique, biochimie, médecine... le réel que nous pensions connaître recule ses limites à chaque fois que progresse la Connaissance. Parallèlement, on voit que le principe des élixirs de fleurs est de moins en moins aberrant. Comme si les sciences rationnelles, sans vraiment l’avoir cherché, travaillaient au service d’une approche irrationnelle dont les fondements ébranlent leurs certitudes. Et ce n’est qu’un début... car rien dans la nature n’est un, simple et définitif. Tout bouge, tout change, tout évolue, les plantes comme les hommes.

 

Avec ce livre, vous avez choisi de rencontrer les élixirs floraux, synthèse de différentes intuitions et de plusieurs années de travail. Vous apprendrez aussi que depuis leurs découvertes, les élixirs se sont multipliés et ont évolué. Cela leur permet d’entrer aujourd’hui dans la pharmacopée moderne.

Simplement, intuitivement, au cours des pages qui suivent, vous sentirez que tel ou tel élixir est pour vous. Laissez-vous porter par cet appel, ce mouvement. Alors vous vivrez le bouleversement subtil qu’apportent les élixirs de fleurs, un aspect des richesses de la vie qu’il nous reste à mieux connaître.

 

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Les précurseurs de la médecine vibratoire

 

« Il n'y a pas de précurseurs,

il n’existe que des retardataires ».

Jean Cocteau

( « Le Potomak » Ed. Passage du Marais)

 

Comme l’homéopathie, les élixirs floraux offrent une approche thérapeutique différente de celle de notre médecine traditionnelle allopathique. Elle repose sur l’idée que l’homme est un être global, composé d’un corps, d’un esprit et d’une âme. Dans ces approches différentes, la santé est un état vibratoire harmonieux du corps, de l’esprit et de l’âme. L’éloignement de cette harmonie débouche sur ce qu’on appelle la « maladie ». Cette dysharmonie peut être modifiée à l’aide de bonnes « vibrations », ou de bonnes « informations », apportées notamment par les élixirs de fleurs.

 

Dès les temps les plus reculés, des hommes et des femmes  ont senti, pressenti ce principe de bonnes « vibrations », qui ne se voyaient pas mais qui influaient sur l’état de l’être. Ils ont cherché, et parfois trouvé, des remèdes qui en sont porteurs. Quelles que soient les oppositions rencontrées à leur époque, nombre de ces précurseurs ont poursuivi leurs recherches, en se fondant avant tout sur leur sensibilité.

 

Dans les siècles qui nous ont précédés, quelques personnalités majeures se détachent : Hildegarde de Bingen, Paracelse, Goethe, Hahnemann, Steiner... Ce sont les précurseurs occidentaux de ces médecines vibratoires ou énergétiques qui préfigurent la médecine du troisième millénaire. Leurs œuvres, indissociables de leur façon d’appréhender la vie, ont fourni le socle des découvertes de notre siècle. Sans elles, il n’est pas sûr que les élixirs de fleurs aient été découverts par Edward Bach et développés par les chercheurs actuels.

 

(…)

 

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Les modes d’action des élixirs floraux selon la tradition

 

Le monde végétal

 

Pour comprendre le fonctionnement des élixirs floraux, nous devons nous intéresser à la manière dont Edward Bach et les autres précurseurs perçurent et nous montrèrent le monde végétal. Dans notre appréhension actuelle du monde, l’humain est un élément extérieur, une entité propre, un composant de la nature parmi d’autres. La réalité objective que propose notre science moderne repose sur la conception d’un univers froid, sec, sans âme, ne répondant qu’à la loi des causes et des effets. Point d’Esprit dans ce grand ordonnancement, point de sens. Seulement du hasard et de la nécessité.

 

Pourtant, depuis quelques années, les recherches concernant l’infiniment petit montrent que l’esprit semble bien rejoindre la matière. La physique découvre par exemple que la pensée de l’observateur influence le phénomène observé. Selon le protocole utilisé, la personnalité du chercheur, l’objet de la recherche... l’expérimentation, et surtout le résultat, prennent une coloration particulière. Comme si on assistait à un « transfert d’informations », de l’esprit de l’expérimentateur vers l’objet de la recherche.

Hildegarde de Bingen, Paracelse, Hahnemann, Goethe, Steiner, Bach et quelques autres avaient compris intuitivement que la vie est présente en chaque végétal. Bien au-delà de l’apparence physique. Sommes-nous de nos jours tellement coupés de ce monde que nous ne sommes plus sensibles à cette réalité ? Non, bien sûr. Même si l’homme moderne maltraite la nature. Qui ne s’est jamais régénéré par une promenade en forêt ? Combien d’appartements sont envahis par les plantes vertes ? Quelle maison ne possède pas son coin de jardin ?

 

Nous restons toujours attachés aux plantes et surtout aux fleurs. Elles sont présentes à chaque moment important de la vie. Lors des rituels de passage : naissance, mariage, décès... on décore les lieux avec des gerbes. Quand on veut envoyer un message : déclaration d’amour, soutiens et encouragements... on marque son importance avec des fleurs. L’être humain est ainsi fait qu’il ressent la nature au plus profond de son âme. Comme un écho, en résonance avec son intériorité. Consciemment ou inconsciemment, nous sentons bien que la même vie habite notre corps et le Bouton d’or ou la Brunelle. Nous sentons bien que les graines, puis les plantes et enfin les fleurs, croissent selon une organisation « intelligente ». Même si l’explication qui prévaut à l’heure actuelle repose encore sur ce fameux concept de « hasard et de nécessité ». Cette matière qui se modèle, se structure, répond au même processus que n’importe quel organisme vivant. Comme notre corps, une plante a une masse, une forme et même une température définie. Durant sa croissance, elle absorbe une certaine quantité de lumière, et libère une certaine quantité d’eau. On peut même mesurer ses réactions électriques.

 

Cette plante est plus encore qu’un simple organisme qui s’enrichit d’énergie, en libère, ou montre des signes électriques de vitalité. C’est une Capucine ou une Pâquerette, et chacun peut reconnaître sa personnalité propre. Elle appartient à un genre, à un groupe, à une famille... comme les humains.

A un moment de sa croissance, la plante montre un phénomène très particulier : les parties vertes, tige et feuilles, cessent de grandir. Alors, apparaît la fleur. Passage rapide, presque brutal. La plante et sa fleur arrivent très vite à maturité. Le processus d’évolution est à son apogée. En quelques jours ou quelques semaines, la plante épanouie s’épuise, se rétracte et retombe en terre. Et la saison d’après, le cycle recommence. Comme dans tout ce qui vit, on assiste là à l’expansion d’une forme, à sa contraction, puis à sa transformation.

 

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le moment où la fleur apparaît. Sortant de son bourgeon ou d’un enchevêtrement de feuilles, elle offre ses fragiles pétales au soleil. Sous l’influence de l’énergie-lumière, elles se colorent et se nuancent. Puis viennent les arômes et les fragrances. Toutes les fleurs sont formées d’une enveloppe externe, le calice, d’une corolle avec ses pétales, et d’éléments centraux, le pistil et les étamines. « Il apparaît une étamine lorsque les organes, que nous avons vus précédemment s’étaler sous forme de pétales, se resserrent et se concentrent en même temps qu’ils s’affirment, écrivait Goethe (« La Métamorphose des plantes », Ed. Triades). Un pétale véritable, peu transformé, se rétrécit et se replie à son extrémité, et l’on voit apparaître une anthère, le reste de la feuille jouant le rôle de filet. » L’anthère est la partie supérieure de l’étamine des plantes à fleurs, dans laquelle se forment les grains de pollen. A maturité, l’anthère s’ouvre et laisse ceux-ci s’échapper.

 

C’est donc bien la fleur qui, sur un plan purement physique, permet à la plante d’élargir son champ d’influence. D’abord, celle-ci ne croît plus mais s’élargit dès l’apparition de la fleur. Ensuite, le vent et les insectes dispersent son pollen parfois très loin. Et enfin, c’est bien la fleur qui par son aspect, son parfum, sa forme, ses couleurs donne une nouvelle « personnalité » à la plante. Ces diverses transformations ressemblent à un langage auquel répondent les insectes, la nature environnante et... nous, les humains. Comme si, en s’adressant à nos sens, la fleur faisait vibrer une part de nous-mêmes, sensible au beau, au tendre, au doux, au fragile, mais aussi au subtil... Edward Bach n’hésitait pas à dire que la dimension de l’esprit intègre le végétal au moment de la floraison. La fleur évoque alors l’âme humaine, avec sa vie intérieure s’ouvrant sur le monde extérieur. Jolie métaphore qui montre une qualité d’âme s’exprimant dans les fleurs. On comprend alors pourquoi il utilisa les fleurs et créa les premiers élixirs floraux.

 

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L’âme des plantes

Toutes les recherches scientifiques entreprises sur les plantes ont montré que les végétaux sont habités par une forme de vie. Ils réagissent aux sons, à la lumière et même, parfois, aux événements environnants. Certaines recherches, notamment avec le procédé de la photographie Kirlian, ont montré une réaction des végétaux face à la pensée et aux émotions, humaines et animales. Ce qui laisse penser que l’homme pourrait établir une certaine forme de communication avec le végétal.

 

Les végétaux réagissent à leur environnement, parfois même violemment. Ce qui ne signifie pas que les plantes disposent d’une vie psychique, même complètement différente de la nôtre. Les végétaux s’inscrivent dans un ensemble organique vivant sur la Terre. Chaque plante est un élément, une cellule ou un atome de cet immense organisme. Chacune participe à la vie de la planète et s’en nourrit. L’homme, quant à lui, est doté d’une âme trop souvent parasitée par les passions, les désirs, les fantasmes, les peurs... l’opposé du calme végétal qui est là, ici et maintenant, et qui (semble-t-il !) n’aspire à rien d’autre qu’à être ce qu’il est. Dans ce contexte, les élixirs floraux proposent de réunir les opposés, l’agitation de l’homme et la permanence de la fleur. En créant ce lien, l’âme humaine s’enrichit des forces de guérison du végétal.

 

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Les principes de base

Pour comprendre l’action de « l’âme des fleurs », il faut admettre un certain nombre de postulats, à la suite d’Hippocrate, Paracelse, Hahnemann, et quelques autres... Edward Bach, se sentait une grande affinité d’esprit avec ces précurseurs. Aussi, fort de leurs expériences, il n’hésita pas à jeter les bases théoriques d’une conception globale de l’homme.

 

Suivons son raisonnement.

 

L’homme, et plus largement la vie, ne sont que des éléments d’un ensemble bien plus vaste. La vie n’est qu’une parcelle d’un Organisme créateur, supérieur, une Unité qui nous englobe. Au sein de cette Unité, l’homme est à la fois individu unique et partie vitale. Ce postulat admis, il résulte que tous les hommes sont alors reliés à la Globalité, mais aussi à tous les éléments qui composent cette Globalité. Cette jonction se fait par une fréquence d’énergie commune à toute forme de vie. On peut l’appeler « puissance supérieure », « principe universel de vie », « force de vie universelle », ou tout simplement.... Dieu. Tout dans l’Univers est régit par des lois, les hommes et les plantes, tout comme les étoiles et les systèmes planétaires. Tous, choses et hommes, nous possédons des potentialités qui définissent peu ou prou nos destins respectifs. En tant que partie de l’Unité créatrice, l’homme dispose d’une âme immortelle et d’une personnalité mortelle. L’âme et la personnalité sont étroitement liés par le Moi supérieur. L’âme connaît la mission, la tâche de chacun ici-bas. Par le truchement du Moi supérieur, elle transmet l’information à la personnalité.

 

Mais dans un premier temps, la personnalité n’a pas conscience de cette « prédestination ». Les potentialités que l’âme est chargée de faire émerger dans notre personnalité sont de l’ordre de l’idéal : douceur, force de caractère, courage, constance, joie, sagesse, persévérance... Edward Bach les appelait « vertus de notre nature plus élevée ». Or, si notre personnalité ne laisse pas émerger ces qualités idéales, nous en arrivons à développer leurs contraires : orgueil, cruauté, haine, égoïsme, ignorance, cupidité, intolérance... Tous ces défauts deviennent alors les causes réelles des maladies. Cette hypothèse laisse apparaître une conception originale pour l’époque de la santé et de la maladie. Dans l’idéal, quand la personnalité s’exprime en accord total avec son âme, la personne vit en parfaite harmonie, en bonne santé. Mais quand la personnalité n’est pas en accord avec son intériorité, il y a perturbation, distorsion, perte d’énergie. Ces états d’âme négatifs créent un terrain favorable pour l’installation de la maladie. La maladie physique est la dernière étape du processus, indiquant clairement que quelque chose doit changer dans le comportement et le système de pensée.

 

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L’élixir de fleur et l’homme

En référence à ce postulat, Edward Bach déclara lors d’une conférence donnée à Southport, en 1934 : « Certaines fleurs, buissons ou arbres sauvages d’ordre supérieur, en raison de leurs vibrations élevées, ont la puissance d’élever nos propres fréquences vibratoires et d’ouvrir dans l’être humain les canaux qui acheminent les messages de notre Moi spirituel. Ils submergent notre personnalité des vertus dont nous avons besoin et chassent ainsi les défauts du caractère qui causent nos souffrances (...) Ils ne guérissent pas par l’attaque directe de la maladie, mais par le fait qu’ils inondent notre corps des belles vibrations de notre Moi supérieur qui font fondre la maladie comme neige au soleil. Il n’y a pas de guérison réelle sans modification de nos conceptions de la vie, de la paix de l’âme et du bonheur intérieur. »

 

On comprend alors ce qui anime la démarche du thérapeute utilisant les élixirs floraux. Les symptômes physiques n’ont plus qu’une importance très relative. En fait, ce sont les états d’âme, l’humeur du patient, qui sont porteurs d’informations. Pour autant, l’idée n’est pas de combattre ces états d’âme mais de les « submerger » par des fréquences énergétiques harmonisantes et supérieures. Alors, les états d’âme négatifs « fondent comme neige au soleil ». Les fleurs employées pour obtenir des élixirs floraux représentent certaines qualités spirituelles, et vibrent sur une fréquence propre. Ces qualité spirituelles et ces fréquences correspondent à certaines fréquences énergétiques présentes en l’homme. Lors d’un conflit entre les intentions de l’âme et les intentions de la personnalité, il y a distorsion, perturbation de ces fréquences, et donc incohérence dans la totalité du champ énergétique de l’homme. Apparaissent alors les

« états d’âme négatifs » chers à Bach. Pour remédier à ces perturbations, l’élixir floral prend contact avec l’âme et ses qualités, et la reconnecte avec la personnalité. Par un processus de catalyse, de résonance, l’élixir floral rétablit en des points précis le contact interrompu. Les états d’âme négatifs sont alors submergés par les qualités positives de l’âme.

 

(…)

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Préparation et mode d’utilisation des élixirs floraux

 

Préparation des élixirs de base

 

Les élixirs floraux sont préparés à partir de fleurs qui ont macéré dans de l’eau pure. Le processus dure jusqu’à ce que la fleur soit flétrie. L’idéal consiste à cueillir les fleurs durant la période de leur floraison maximale, au petit matin, à les déposer immédiatement dans de petits récipients transparents, pleins d’eau pure, et à laisser le soleil accomplir son œuvre alchimique durant trois ou quatre heures. Rappelons-nous que le principe des élixirs floraux est très subtil, et un protocole précis doit être respecté. Il faut donc que les fleurs donnent leurs humeurs sur le lieu de leur croissance. Comme nous l’avons vu, l’expérimentateur influence son expérience. Il importe alors que le préparateur soit dans un état d’esprit d’ouverture et, d’une certaine manière, de « recueillement », ici et maintenant, sans désirs ni tensions. Le moment est important. Pour que les fleurs donnent le meilleur d’elles-mêmes, il faut être conscient des interrelations qui se jouent entre les différentes énergies de la plante, du sol, de la lumière du soleil, de l’eau et du préparateur.

 

Après la macération, on recueille l’eau. Celle-ci est filtrée et placée dans un flacon à moitié rempli d’alcool (Brandy ou Cognac) pour fixer la solution. Le flacon est ensuite agité quelques minutes afin de créer un phénomène de dynamisation, comme en Homéopathie. Il est à noter que la dynamisation homéopathique permet au médicament d’exprimer sa propriété thérapeutique, alors que pour les élixirs de fleurs, cette opération crée le lien homme-plante, conscience humaine-conscience de la fleur. Une fois terminé ce processus, on dispose de l’élixir-mère concentré.

 

L’élixir floral est produit à partir de l’élixir mère après une première dilution qui s’obtient de la manière suivante : dans un flacon contenant 30 ml répartis en 1/3 de Brandy ou de Cognac et 2/3 d’eau pure, on ajoute sept gouttes de l’élixir mère. Puis, pour dynamiser le mélange, on agite le flacon durant trente secondes environ. La préparation obtenue s’appelle « première dilution ». Par commodité, nous l’appelons « élixir pur ». C’est celle que tout un chacun peut se procurer en pharmacie ou magasin diététique. Pour obtenir un élixir de seconde dilution, on mélange 6 ou 7 gouttes de la première dilution dans un flacon de 30 ml, contenant 1/4 de Brandy ou de Cognac, et 3/4 d’eau pure. L’utilisation des élixirs floraux en première ou seconde dilution est ensuite affaire de choix. La plupart des médecins et thérapeutes préfèrent utiliser la première dilution, plus rapidement efficace.

 

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L’utilisation classique des élixirs floraux

. L’élixir pur est présenté généralement dans une petite fiole de verre, pourvue d’un bouchon compte-gouttes.

. Mettez alors dans un verre de l’eau pure, plate, peu minéralisée et non chlorée, et versez-y une à deux gouttes du remède pur. Ensuite, quatre fois durant la journée, loin des repas, prenez une cuillère à café de cette eau chargée d’élixir floral dilué.

. Si vous désirez préparer votre remède pour plusieurs jours, prenez un flacon avec un bouchon compte-gouttes. Remplissez-le d’eau pure, plate, peu minéralisée et non chlorée, et ajoutez-y une goutte de l’élixir floral pur pour 10 ml d’eau. Ensuite, prenez quatre gouttes de ce mélange d’élixir floral dilué, toujours quatre fois par jour, et toujours en dehors des repas ou de la digestion. Ce procédé permet de glisser les gouttes directement sous la langue, où on les gardera quelques minutes.

. En cas de crise, on peut accélérer les prises et donner l’élixir dilué, toujours à la même dose de quatre gouttes, toutes les dix à trente minutes, jusqu’à ce que l’état se soit amélioré.

. Il est possible aussi de composer un complexe de plusieurs élixirs de fleurs. Toutefois, il est conseillé de ne pas mélanger plus de cinq ou six élixirs.

. A l’instar de l’Homéopathie, il est conseillé de prendre les élixirs loin des repas et surtout loin de l’ingestion de menthe (on suppose que c’est en raison de la puissance de son arôme), du café, d’alcool, etc…

 

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Les autres utilisations

. Parallèlement à l’ingestion, on peut utiliser les élixirs de fleurs en compresses. Dans ce cas, prévoyez six gouttes du remède dilué dans un demi-litre d’eau.

. Pour un bain, comptez cinq gouttes du remède pur. L’eau est un excellent conducteur électromagnétique et favorise, de ce fait, une bonne diffusion de remèdes vibratoires qui sont de même nature. Ainsi, en prenant un bain, nous mettons nos corps subtils directement en contact avec les remèdes vibratoires, ce qui facilite et renforce leur action.

. Pour masser une partie plus précise du corps, commencez par chauffer la zone concernée avec une serviette chaude. Puis frottez-vous les mains pour les chauffer, déposez une dizaine de gouttes de l’élixir sur la peau et massez doucement pendant quelques minutes. Vous pouvez affiner cette pratique en déposant, pour onction, quelques gouttes d’élixir sur un des sept centres énergétiques majeurs que la tradition indienne nomme « çakra » (chakras) ; mais cette pratique, toutefois, requiert une bonne connaissance des élixirs floraux et des centres et corps subtils. Plus simplement, une onction pratiquée sur la colonne vertébrale, la plante des pieds ou la paume des mains vous harmonisera pleinement.

. Enfin, puisque l’élixir floral est un remède vibratoire, il peut être intéressant de garder le flacon sur vous ou de le déposer sur votre table de nuit, à une vingtaine de centimètres de votre tête, durant la nuit. De même, pour renforcer l’action du remède, votre participation consciente aux transformations qu’il opère en vous est un plus indéniable. Vous pouvez, à chaque prise, avoir une pensée dirigée vers les qualités qu’il vous procure comme une manière de vous y ouvrir volontairement. Vous pouvez aussi y associer visualisations et méditation autant sur les vertus que sur la ou les fleurs concernées, cela dans le cadre d’un travail d’alchimie intérieure.

 

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Durée d’utilisation

La tradition propose de prendre les élixirs floraux durant un cycle de 4 semaines, 4 fois par jour. Les durées d’utilisation, fréquence de prise et quantité de gouttes à chaque prise varient d’un utilisateur à l’autre. Certains thérapeutes font appel à des méthodes de test, depuis la radiesthésie (le pendule) jusqu’à la kinésiologie (la réponse musculaire est plus ou moins forte chez la personne testée, selon que le remède lui est ou non adapté) en passant par des appareils plus sophistiqués comme le vollmètre ou le système Mora, et par l’écoute des variations du pouls lorsque le remède est approché de la personne à tester.

A l’opposé, d’autres thérapeutes préconisent une totale liberté quant à la fréquence de prise, durée d’utilisation… estimant important de laisser un « dialogue subtil » s’établir entre la fleur et le patient. Dans le cadre d’un usage familial, cette dernière pratique présente l’avantage d’une grande souplesse et répond au principe selon lequel les élixirs floraux sont auto-adaptables et ne présentent aucun danger pour celui qui les utilise.

 

Néanmoins, l’utilisation la plus fréquente se fait donc à raison de 4 gouttes 4 fois par jour. On retrouve là la durée du cycle émotionnel de l’homme. Après cette période, des transformations sont apparues, plus ou moins vite. Mais en disparaissant, les blocages émotionnels laissent éventuellement place à d’autres difficultés, ancrées depuis plus longtemps et qui n’avaient pas l’opportunité d’émerger. L’élixir floral s’adresse aux niveaux de plus en plus profonds de notre psychisme, de notre personnalité, traitant strate après strate afin d’atteindre le cœur de l’âme.

 

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La conservation

Si vous préparez vous-même vos élixirs floraux, prévoyez de les stocker en flacons opaques ou de couleur sombre, dans une pièce sombre, à 16/18° environ, à l’abri de toutes les pollutions. N’oubliez pas que ce sont des produits chargés en énergie. Evitez de les placer aux côtés d’autres énergies, comme un compteur électrique ou l’ordinateur, qui feraient des interférences.

 

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Conseils généraux

Les élixirs de fleurs agissent sur un niveau de présence qualitatif, pas quantitatif. Si au cours d’une manipulation, vous versez une ou deux gouttes supplémentaires, ce n’est pas grave. Les indications sont données à titre d’exemple. Cela dit, augmenter exagérément les doses ne servirait à rien. Ce serait du gâchis. Si, dès le début du traitement, vous constatez une aggravation des symptômes, sachez que vous avez trouvé le bon remède. En effet, comme dans de nombreuses médecines naturelles, cette légère aggravation ne dure que quelques heures. Elle est le signe que le remède, avant d’agir pleinement, favorise une élimination salutaire. Cela dit, ce signe peut très bien ne pas apparaître. Tout dépend de la personne, de son état général, de l’antériorité du trouble... Les élixirs floraux peuvent être d’un grand secours pour atténuer ou faire disparaître des symptômes physiques. Toutefois, dans la mesure où ils agissent, la plupart du temps, au niveau de l’anatomie subtile avant d’induire des transformations sur le plan physique, il importera, notamment en situation aigu, d’avoir recours aux conseils d’un thérapeute.

 

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Quel élixir choisir ?

 

Choisir pour soi

A la première lecture des caractéristiques thérapeutiques des élixirs floraux, on se sent dépassé par la richesse que l’on découvre. L’ensemble des possibles est très vaste. Chacun d’entre nous a vécu ou vit un grand nombre des états d’âme ou des situations exposées. Si l’on n’y prend garde, on sélectionnerait volontiers quinze ou vingt élixirs immédiatement. Cet excès ne serait pas dangereux pour la santé puisque les élixirs floraux ne sont pas toxiques. Mais il ne servirait à rien, car l’ensemble des informations énergétiques alors délivré serait brouillé par la multiplicité des messages. Evidemment, la meilleure manière pour aborder les élixirs floraux c’est encore de consulter un médecin ou thérapeute qui en prescrit. Sa formation, son expérience sont irremplaçables. Mais vous pouvez aussi cheminer seul.

 

Pour trouver le bon élixir, il vous faudra pratiquer un travail d’introspection très simple. Avec honnêteté envers vous-mêmes, regardez-vous, fouillez-vous l’âme, apprenez-vous le mieux possible, connaissez-vous par cœur. Posez-vous les questions existentielles classiques : quelles sont mes vraies qualités ? Quels sont mes vrais défauts ? De quelle manière mon éducation, mon milieu social, mon environnement humain m’ont-ils façonné ? Qui suis-je vraiment ? Qu’ai-je fait de ma vie ? Qu’est-ce que j’en attends ? Qu’est-ce que je veux vivre ? Qu’est-ce que je ne veux plus vivre ? Que suis-je prêt à perdre en changeant tel ou tel trait de ma personnalité ?... La colère, la jalousie, la haine, mais aussi l’abattement, l’immobilisme ou les blocages ne sont pas « naturels », innés. Ils sont le résultat d’un événement de vie particulier, d’un moment de l’enfance, d’habitudes malsaines, de mots trop souvent entendus et inconsciemment répétés... Ce moment d’introspection n’est pas très difficile mais important car, au fur et à mesure qu’on trouve les réponses, les traits de caractère à améliorer apparaissent clairement et se sélectionnent d’eux-mêmes. Ce ne sont d’ailleurs pas toujours ceux auxquels on aurait pu penser de prime abord. Ce retour sur soi, sur ses propres ténèbres intérieures et trésors enfouis, offre une rencontre avec soi-même. Les élixirs floraux deviennent alors des catalyseurs d’évolution qui, bien utilisés, permettent de grandir.

 

Vous constaterez, plus ou moins rapidement, une forme de détente, de « libération », d’effacement de la difficulté pour laquelle vous prenez l’élixir floral. Rien de spectaculaire, mais une vraie évolution en profondeur. Et un matin, en vous levant, il vous apparaîtra comme évident que, en vous, un ou plusieurs nœuds se sont défaits.

Un homme d’affaires très occupé vivait, en plus, des soucis familiaux. Souffrant d’une sinusite chronique depuis plusieurs années, il fut soulagé par les élixirs de fleurs de Chêne, pour soutenir ses efforts, de Pomme sauvage pour drainer son organisme et de Charme pour dynamiser force et vitalité.

Une mère de famille avait beaucoup de mal à supporter ses deux enfants en bas âge et très turbulents. Elle s’en voulait de son impatience et de son irritabilité envers ses enfants qu’elle aimait pourtant. Elle en vint à faire de graves insomnies par culpabilité, se voyant comme une mauvaise mère. Elle fit le point sur son état et ce qui motivait ses insomnies. Elle prit des élixirs floraux de Pin sylvestre pour la culpabilité, et d’Impatience pour l’irritabilité et l’impatience. Un mois plus tard, elle constatait qu’elle avait à nouveau acquis des qualités de patience. De plus, elle comprit que ses enfants avaient besoin d’exercice, et les inscrit dans un club de sport.

 

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Choisir pour les autres

Choisir un élixir floral pour quelqu’un d’autre (enfant, compagnon, ami...) engage une responsabilité. Il est important d’être clair avec soi-même. Voici quelques suggestions :

. Avant toute recherche pour « l’autre », calmez vos états d’âme. Ne commencez votre réflexion qu’après vous être centré sur votre intériorité.

. La bonne recherche ne se fait pas intellectuellement, mais sur le plan du ressenti. Laissez l’autre vous parler de lui et de ses difficultés, écoutez-le sans le juger, évacuez vos propres désirs et votre rationalité. Dans ses mots se trouve la bonne information.

. Pas d’autorité, de préjugés, d’idées préconçues.

. Le principe des élixirs floraux est d’amener l’autre à se guérir. Aidez-le à reconnaître son état ou sa maladie et à l’accepter. Alors, il lui sera plus facile de prendre en conscience la responsabilité d’opérer une modification, une transformation de ses schémas personnels.

. Pour aider l’autre à devenir actif, donnez-lui toutes les informations dont vous disposez sur les principes d’action des élixirs floraux, leur différence avec les médicaments plus habituels, leur action sur la psychologie, la patience dont il faut faire preuve, la philosophie qui les entoure...

. La bonne recherche se fait en parlant et en posant des questions, sur tous les sujets : la vie en général, les désirs, les frustrations, la famille, les problèmes personnels, l’activité professionnelle, les déceptions amoureuses, les jeux préférés, les sports pratiqués...

. Observez le comportement : l’autre est-il nerveux, impatient, abattu, lent, hésitant, convaincant, autoritaire, doux... Bref, imprégnez-vous de son émanation, de sa personnalité, et sentez ce que son âme essaie de lui dire, derrière la brume de ses difficultés.

Comme l’écrit le poète : « Au lieu de voir que les roses ont des épines, voyez que les épines ont des roses », cultivez vos qualités et invitez vos proches à en faire autant pour eux-même et leur entourage. Cette attitude est préférable à celle qui donne force aux défauts, à la dysharmonie en se fixant dessus trop souvent. Il importe, bien-entendu, de découvrir nos limitations pour élargir progressivement nos horizons mais il est tout aussi important de ne pas tomber dans le piège qu’elles nous tendent : ne voir plus qu’elles, en nous comme en l’autre.

 

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Choisir pour les enfants

Les enfants réagissent mieux et plus vite que les adultes aux élixirs floraux. Leurs comportements sont moins figés par les certitudes et l’ego, et ils n’opposent pas de résistance mentale, ni de raison raisonnante. Ils ne font que peu d’objection, leur désir étant surtout de retrouver rapidement la santé et l’harmonie.

 

Dès la naissance, on peut penser à rajouter quelques gouttes d’élixir floral pour calmer l’angoisse de la nuit. Plus tard, on peut agir sur la difficulté de séparation ou la peur du noir dans la chambre. Toutes les phases de l’évolution relèvent d’un ou plusieurs élixirs floraux : les première séparations de la crèche, les premières dents, les premiers pas, l’apprentissage du pot, les premiers conflits avec les frères et sœurs ou les petits copains, l’entrée en maternelle, les différentes acquisitions... (pour plus d’informations voyez l’index).

 

A partir de sept ou huit ans, vous pouvez laisser l’enfant opérer sa propre sélection d’élixirs floraux. Il tombe très souvent juste. Que votre intervention soit discrète. Vous constaterez par ailleurs qu’il vous rappellera régulièrement que c’est l’heure de prendre ses gouttes. Pour la posologie, on peut réduire un peu les doses et les prises, surtout pour les bébés et les jeunes enfants. Les quelques gouttes quotidiennes les aideront à traverser les premières vicissitudes de la vie sans traumatismes ultérieurs.

 

A titre indicatif, suivent quelques élixirs qui répondent bien à certaines situations de vie exposées très schématiquement (voir aussi le terme « Enfant » dans le «Répertoire des indications»). Cet éclairage doit être corrigé par ce que vous savez de la personnalité de l’enfant :

 

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… à suivre (…)

 

 

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